Aux questions intimes, des réponses

Il est presque 10h. Six femmes de 20 à 30 ans environ attendent dans une salle spacieuse. Aux murs blancs sont accrochés des cadres rose bonbon présentant les moyens de contraception. Elles sont réunies dans l'un des centres parisiens du Mouvement français pour le planning familial. Le MFPF est un lieu de parole où hommes et femmes, jeunes et adultes, trouvent des réponses à leur sexualité, sans tabou ni jugement, afin de vivre leurs relations amoureuses dans le partage, le respect et le plaisir. Pour ce faire, l’association accueille avec ou sans rendez-vous cinq jours sur sept. Elle organise également plusieurs fois par semaine des échanges communs combinés à une consultation médicale payante. L’objectif : action et prévention.



Aux questions intimes, des réponses
Ainsi, les « patientes » sont venues avec leurs questions et pour rencontrer le médecin de service (salarié ou bénévole). L’accueil de l’équipe est simple et chaleureux. Anne-Marie Franceschi, conseillère conjugale et familiale, anime la session d’information.
De sa voix douce, elle rappelle l’objectif de ce rendez-vous, l’origine du planning et ses combats. D’emblée, Elodie témoigne avec émotion de son douloureux parcours : elle est tombée enceinte malgré la prise de la contraception d’urgence et a décidé d’avorter. Attentive à son histoire, Anne-Marie insiste sur un point essentiel : « La pilule d’urgence, abusivement appelée “pilule du lendemain”, n’est pas efficace à 100 %. Son action diminue fortement avec le temps. La prise doit se faire dans les 72 heures après le rapport. » Elle leur conseille de faire un test de grossesse trois semaines après l’ingestion du cachet et d’avoir une boîte de secours chez elles. Le médecin nous interrompt et appelle la première patiente.
Le groupe aborde rapidement un autre sujet. « Combien de temps vivent les spermatozoïdes ? 24, 48 heures ? » La réponse est surprenante : parfois jusqu’à 7 jours ! A l’aide d’une mappemonde de l’utérus, nous voilà en train de comprendre le déroulement d’une ovulation et, par conséquent, des jours de fécondité. Conclusion d’Anne-Marie : « Rien n’est sûr, car chaque femme est différente. Soyez vigilantes ! »

La pilule de la liberté

Alors une question se pose : « Etes-vous satisfaite de votre contraception ? » Flore se lance. En prenant sa pilule, elle a confondu le bon comprimé avec le placebo et trouve que ce type de prise en continu est mal présenté. Il existe en effet des plaquettes composées de 28 cachets dont les 7 derniers ne contiennent aucune hormone ; le but est d’aider la femme à ne pas oublier quand il faut reprendre la suivante.
Plaquette à l’appui, Anne-Marie essaie de trouver une astuce pour ne pas se tromper et souligne que « si l’inconfort l’emporte sur la sécurité, il faut envisager une autre contraception. Elle ne doit pas se restreindre à éviter une grossesse, mais doit permettre à une femme d’être bien psychologiquement, pour faire l’amour en toute quiétude ». Quant à Flore, bien renseignée sur les risques encourus, elle a suivi à lettre les recommandations des gynécologues : pilule d’urgence et préservatif pendant au moins une semaine après l’incident.
Une des filles revient de sa consultation ; tout s’est bien passé, elle a renouvelé sa pilule. Une autre entre à son tour.
La discussion reprend. « Pouvons-nous tomber enceinte même sous pilule ? », demande Audrey. La conseillère rappelle qu’il s’agit en général d’une mauvaise prise et raconte le cas atypique d’une dame de 42 ans venue au centre avec un test positif. Atteinte d’une grippe intestinale, elle avait ingéré un pansement gastrique puis, une heure après, sa pilule. Celle-ci n’a pas fonctionné dans la mesure où l’argile avait fait barrière, empêchant ainsi la diffusion des molécules contraceptives et une protection efficace pour la fin du cycle. Et il a suffi d’une fois !

Il n’y a pas que la pilule !

Jennifer, la trentaine flamboyante, rebondit en partageant son expérience : « Je n’ai jamais eu de problèmes sous pilule. Mais à un moment de ma vie j’ai ressenti le besoin d’arrêter pour moi et mon corps, d’aller vers des méthodes plus naturelles. »
Elle énumère, amusée, tous les essais : de la machine qui gère le cycle féminin, au diaphragme en passant par le préservatif féminin et le stérilet, qu’elle vient ôter aujourd’hui pour avoir un bébé. En cuivre ou en plastique, celui-ci traîne depuis longtemps une image vieillotte, alors qu’il n’est pas uniquement réservé aux mères.
Mélanie, maman d’un petit garçon de 2 ans, prend le relais. Elle a pratiqué la méthode du coït interrompu (ou retrait) pendant 13 ans. Sûre de son partenaire, elle n’est jamais tombée enceinte, sauf quand elle l’a désiré. Les filles sont étonnées, Anne-Marie également : « Cette méthode n’est pas fiable du tout et nécessite une vraie maîtrise de l’homme. Car avant l’éjaculation, il peut émettre, sans pouvoir la contrôler, une goutte de sperme très concentrée. » Et en route pour la petite graine !

Le temps passe vite, l’ambiance est conviviale. Les consultations et discussions se poursuivent : pilule et hygiène de vie, implant contraceptif, délai d’avortement, contraception masculine, infections sexuellement transmissibles, allaitement, etc. Il est midi, la salle se vide progressivement, la réunion se termine.

Certaines femmes reviendront pour un renouvellement de pilule, d’autres sont reparties soulagées, mieux informées. Deux heures d’échanges, au cœur du quotidien des femmes et de leur intimité, viennent de s’écouler. Une réflexion forte en ressort : si la contraception paraît parfois contraignante, nous la choisissons et la maîtrisons. C’est le moyen indispensable pour vivre à fond toutes nos expériences sexuelles et décider du bon moment pour procréer.

Pour aller plus loin:

Renseignements : Contactez la ligne « Ecoute sexualité contraception avortement » au 0800 803 803 pour le Nord de la France et le 0800 105 105 pour le Sud (numéro vert gratuit d’un poste fixe) ou sur internet : www.planning-familial.org.

Remerciements à Anne-Marie Franceschi, conseillère conjugale et familiale au Centre de planification, 10 rue Vivienne, 75002 Paris. Téléphone : 01 42 60 93 20.

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Jeudi 12 Février 2009

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A 30 ans, mon corps oscille allègrement entre la jeunesse et la vieillesse : Acné et cheveux blancs ? Je croyais que c’était incompatible, anachronique même! A l’âge où les gens remarquent leurs premières rides, moi je guette encore les boutons. Je viens tout logiquement vous parler des crèmes sur le marché. J’ai testé pour vous (enfin d’abord pour moi) quelque uns des produits les plus connus : Vichy Normaderm, Ducray Keracnyl, Bioderma Sébium AI et Avène Triacnéal.

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