Banlieusards, le clip de Kery James

Pour le tournage du nouveau clip du rappeur Kery James à Montreuil, ni bimbos, ni grosses cylindrées. Rien du bling bling cliché de ce qu'on attend naïvement d'un clip de rap. Simplement parce que Kery James n'est pas de ce genre-là.



Avec le concours d'une cinquantaine de figurants, c'est le titre « Banlieusards » qui est mis en boîte ce week end : un morceau positif qui exhale les jeunes des banlieues à s'accrocher aux bancs de l'école. « C'est un hymne à la réussite » dit simplement Kery James.


Rappeur jadis tumultueux, lui-même a vécu des turbulences scolaires : celui qui a « la réputation d'être un auteur », excelle en Français et en Histoire, mais défaille dans les autres matières. Il redouble se seconde, est réorienté en BEP, « alors que j'avais les capacités pour continuer les études. Mais j'avais accumulé tellement de lacunes qu'à un moment, je me suis retrouvé hors du circuit. J'ai fait une 1ère année, une 2ème année et j'ai quitté l'école. J'avais 18 ans, j'avais des besoins d'argent et hop, l'histoire on la connaît ».

FONDATION
La diffusion de ce clip en Janvier prochain sera le point de départ de sa Fondation, A.C.E.S., pour « Apprendre, Comprendre, Entreprendre et Servir », dont la mission prioritaire sera de proposer du soutien scolaire personnalisé dans les quartiers populaires : « Ca fait longtemps que j'ai envie de mener des actions qui soient plus ancrées dans la réalité.

Dans le rap, on est beaucoup dans la dénonciation de ce qu'on appelle « le système », et je pense qu'à un moment, il faut rendre la pareille aux gens qui nous supportent. Le combat qui me parait le plus important, c'est celui l'éducation. Je veux valoriser les gens qui font des études, le fait d'être scolarisé ». Il dénonce ouvertement « le mauvais héritage de l'illicite » qui glorifie les caïds et leur argent facile, « en apparence ». « Quand on perd sa vie en banlieue, c'est à 13-14 ans qu'on fait des choix qui peuvent être irréversibles ».

Dans un premier temps, sa Fondation se concentrera sur le travail de 10 collégiens de la Seine-Saint-Denis, choisis pour leurs motivations. « Je ne veux pas qu'on ait 100 personnes et qu'on ne fasse pas le travail sérieusement, je veux qu'on ait le temps de voir les résultats. J'ai lancé un appel via mon blog pour chercher des gens compétents, pas forcément issus des quartiers, parce qu'on accepte l'aide de tout le monde. Quelque soient les confessions religieuses, les opinions politiques, tous pourront contribuer et tous pourront bénéficier de nos actions ».


CLIP
Ce clip rassemble « des gens qui partent avec un handicap social en France : soit parce qu'ils sont de banlieue, soit parce qu'ils sont de couleur, et qui sont respectés parce qu'aux yeux des gens, ils ont un bon statut social. Il y a donc des gens du commun qui sont architectes, avocats, médecins, infirmières, pour donner la preuve qu'avec de la volonté, on peut faire les choses ».

Il y a aussi une étudiante de Sciences-Po, une technicienne de laboratoire, un dessinateur industriel, des associatifs, des éducateurs, un chef de cabinet à la Mairie de Paris ou encore le Président des Jeunes entrepreneurs de France.

Des personnalités comme Lilian Thuram, Diams, Joey Starr, ou les écrivains Rachid Djaïdani et Faïza Guëne se mêlent aussi au casting. « J'aurais pu ramener beaucoup plus de gens connus, mais je ne voulais pas que le message soit : « Si tu n'es pas connu, tu n'as pas réussi ». On ne peut pas dire qu'en banlieue, tous doivent devenir footballeurs, acteurs ou chanteurs. Il faut irriguer toutes les professions de notre société ».

La première à passer devant la caméra est Sakina M'sa. Originaire de Bagnolet, cette petite femme de 35 ans aux bijoux exubérants est créatrice de mode au sein de la maison de couture qu'elle a créée : « Je présente mes collections au Carrousel du Louvres en pleine Fashion Week, et pourtant, je travaille dans une cité, je fais de l'insertion avec des femmes dans des quartiers classés Politique de la ville ». Elle est très fière, « en tant que femme », de figurer dans ce clip, et s'enthousiasme quand elle doit faire le playback du refrain.

Pour Djafar Zebachi, c'est aussi la première fois sous les projecteurs. Il est jeune prof de maths dans un collège de Drancy. « J'ai essentiellement des 3ème, des 4ème et un classe CLEA, des élèves nouvellement arrivés en France ». Né en France de parents algériens, il a découvert sa vocation au lycée. Sans « baisser les bras », il constate la démotivation d'une partie de ces élèves : « C'est peut être lié à l'époque, mais c'est difficile de leur montrer qu'à travers l'école, c'est possible de réussir sa vie ». Il apprécie la démarche « sincère » du rappeur, « celle de pousser les jeunes dans le bons sens ». « Ce qui est choquant, c'est que ça ne vienne pas de gens plus proches du système éducatif, et qui n'ont pas les moyens, ou l'envie, d'apporter plus ».

Kery James « n'attend rien du système » : « Il y a deux France, et moi, je suis de la deuxième France. Je pense que c'est à chaque citoyen de faire les choses, et c'est encore plus vrai en banlieue. On vit dans un pays où il y a des discriminations, mais surtout, on vit dans un monde capitaliste. C'est-à-dire qu'on vit dans un monde qui est plus capitaliste qu'il n'est raciste. De l'argent, qu'il provienne d'un Noir ou d'un Arabe, pour les gens c'est de l'argent. Et le moyen le plus sûr d'en avoir, c'est quand même le bagage scolaire qui permet d'accéder à des postes que les gens jugent importants. C'est malheureusement comme ça qu'on acquiert le respect ».

Rafal
www.fumigene.net

Mercredi 6 Février 2008

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La guerre des boutons

A 30 ans, mon corps oscille allègrement entre la jeunesse et la vieillesse : Acné et cheveux blancs ? Je croyais que c’était incompatible, anachronique même! A l’âge où les gens remarquent leurs premières rides, moi je guette encore les boutons. Je viens tout logiquement vous parler des crèmes sur le marché. J’ai testé pour vous (enfin d’abord pour moi) quelque uns des produits les plus connus : Vichy Normaderm, Ducray Keracnyl, Bioderma Sébium AI et Avène Triacnéal.

La guerre des boutons
Bioderma sébium AI : La gamme bioderma est parfaite pour les peaux sensibles et/ou allergiques. Mais justement, peut-être trop douce pour soigner des imperfections. Douce et légère à l’application. Je n’ai pas vu d’effet sur les boutons, elle est toutefois assez hydratante. Mais ce n’était pas ce que je recherchais !



12/12/2010

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