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Jamel Boussetta, le crs rebelle
On connaissait Jamel l’humoriste, voici Jamel le CRS mais son histoire n’a rien de comique.
Excédé par l’attitude de la police à l’encontre jeunes comme lui, Jamel Boussetta, décide d’intégrer la police et de mener sa propre enquête de l’intérieur. Pendant 3 ans, il est tour à tour cadet, adjoint de sécurité puis gardien de la paix.
En 2007, il sort un livre, « Jamel le CRS », aux éditions Duboiris. Il y livre un témoignage accablant : racisme, bavure…
Plus grave, son livre dérange, les menaces pleuvent, son téléphone est sur écoute. Le jour de sa parution, il est passé à tabac par ses « collègues » et écope même d’une plainte pour outrage rébellion.
Rencontre d’un flic pas ripoux.
1001femmes : Pourquoi avoir choisi d’intégrer la police ?
Jamel Boussetta : J’avais pas mal de soucis avec la police, j’étais souvent contrôlé, et même frappé mais plutôt que de me révolter avec violence, j’ai décidé de passer de l’autre côté du camp. Je me posais beaucoup de questions : Comment sont formés les futurs gardiens de la paix ? Sont-ils racistes ? Les bavures sont-elles fréquentes ?
1001femmes : Et qu’avez-vous découvert ?
Jamel Boussetta : Que pour faire une bonne carrière, il est préférable d’être aveugle, sourd et muet. On y apprend que c’est plus rentable de contrôler abusivement des jeunes baskets-casquettes que des costards-cravates parce que souvent les jeunes ont laissé leurs papiers d’identité chez eux et on fait gonfler les statistiques. Les respectables citoyens peuvent dormir tranquillement.
1001femmes : Les bavures et le racisme, ce ne sont pas de clichés ?
Jamel Boussetta : Pourquoi y aurait-il alors un château à Tours réservé aux policiers alcooliques ? Quand aux bavures, j’en ai été témoin à plusieurs reprises sans parler des faux outrages et rébellion que les policiers collent pour arrondir leurs fins de mois.
Au centre de rétention, j’entendais fréquemment « bougnoules » « rentres dans ton pays », « les noirs puent ». J’avais même un collègue qui avait installé sur l’ordinateur dont tout le monde se servait pour travailler, un jeu vidéo dans lequel il fallait pour gagner tuer le maximum de noirs et d’arabes.
1001femmes : Vous avez été personnellement victime d’une bavure policière cette année.
Jamel Boussetta : C’était le 21 février dernier, j’étais à Bagneux, quand une foule autour d’un bus retient mon attention. Trois copines se faisaient malmener par des policiers. J’ai essayé d’intervenir en montrant ma carte de fonction. Dans un premier temps tout se passe normalement puis on me demande de les suivre au commissariat, et là je me retrouve en garde à vue pour entrave puis pour outrage et rébellion. Pendant 7 heures, je suis resté enfermé, privé d’eau et de toilettes ! Lassé, je me suis mis à tambouriner à la porte pour que l’on me sorte de là. Une poignée de gardiens est arrivée… Ils m’ont frappé. Résultat : traumatisme crânien et douleurs lombaires. Ils me reprochaient entre autre mon livre.
1001femmes : Justement comment est née l’idée de ce livre ?
Jamel Boussetta : J’ai accordé en septembre 2006 un entretien aux journalistes auteurs de « Place Beauveau, La face cachée de la Police »aux éditions Roberts Laffont. L’article Etre beur dans la police du 9-3, paru dans Le Point, a fait beaucoup de bruit. Du coup j’ai été interpellé par l’IGPN et révoqué pour « non respect du devoir de réserve »
Ce sont ces mêmes journalistes qui m’ont convaincu d’écrire un livre. C’est à ce moment là que les éditions Duboiris m’ont contacté. J’ai écris le livre rapidement entre octobre et décembre 2006.
1001femmes: Pourquoi ne pas avoir choisi un pseudo ?
Jamel Boussetta : Je ne suis pas une langue de « p..e », dans ce livre, je parle avec mon cœur.
1001femmes: Une reconversion en vue ?
Jamel Boussetta : Je vais suivre en septembre des études de droits à l’université Jean Monet puis passer le concours d’avocat. Je pourrais défendre les plus faibles. Reprendre, les études ne me fait pas peur. J’ai du arrêter l’école tôt, quand ma mère est tombée malade. En juillet 2006, j’ai obtenu mon bac pro par correspondance avec mention.
Propos recueillis par Nadia Hathroubi-Safsaf
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La guerre des boutons
A 30 ans, mon corps oscille allègrement entre la jeunesse et la vieillesse : Acné et cheveux blancs ? Je croyais que c’était incompatible, anachronique même! A l’âge où les gens remarquent leurs premières rides, moi je guette encore les boutons. Je viens tout logiquement vous parler des crèmes sur le marché. J’ai testé pour vous (enfin d’abord pour moi) quelque uns des produits les plus connus : Vichy Normaderm, Ducray Keracnyl, Bioderma Sébium AI et Avène Triacnéal.
Bioderma sébium AI : La gamme bioderma est parfaite pour les peaux sensibles et/ou allergiques. Mais justement, peut-être trop douce pour soigner des imperfections. Douce et légère à l’application. Je n’ai pas vu d’effet sur les boutons, elle est toutefois assez hydratante. Mais ce n’était pas ce que je recherchais !
12/12/2010
Noël solidaire
A l’occasion des fêtes de fin d'année, faites un geste solidaire et généreux en décorant votre sapin avec la boule de Noël de la nouvelle collection Unicef.
Cette boule en verre soufflé est peinte de l’intérieur par des artisans, grâce à une ancestrale technique chinoise. Les dessins sont exclusivement élaborés pour l’UNICEF. Elle est livrée dans sa boite cadeau.
Nadia Hathroubi-Safsaf
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