Je ne fais plus de rêves

Il y a un peu moins d’un siècle Martin Luther King a prononcé un discours resté dans les mémoires de la nation américaine et qui résonne encore au-delà dans les consciences de tous les opprimés, des laisser- pour-compte ainsi que de celles et de ceux qui se battent pour l’égalité.



Je ne fais plus de rêves
Je ne rêve plus depuis un moment.
Le climat délétère qui s’est installé insidieusement dans notre contrée ne laisse plus libre cours au type de rêverie du pasteur afro-américain. Notre pays n’est plus un modèle, notre devise n’est plus source d’inspiration pour les européens, en témoignent les propos du cinéaste allemand d’origine turque Fatih Hakin qui déclarait dans le journal Libération daté du 16 mars « avoir été choqué par le débat sur l’identité nationale ».
Ces mois passés, nos élites de tous bords politiques confondus n’ont cessé de défrayer la chronique dans une forme de surenchère xénophobe où l’Autre à l’apparence protéiforme (le noir, l’arabe, l’immigré, le jeune musulman à la casquette et parlant le verlan, l’auvergnat dixit l’autre) fait l’objet de phrases assassines, de loi d’exception, d’ostracisme politique, social, économique. En témoignent les Valls, Frêche, Morano, Hortefeux et Longuet dernier tonton flingueur de cette liste qui ne cesse de s’allonger.

Règne dans le royaume de l’hyper président une banalisation de la vulgate lepéniste (les scores du FN apparaissant comme la troisième force politique dans certaines régions ne sont pas là pour nous réconforter…)
Nos élites (je vous ferai l’économie des propos de Zemmour) tentent à réduire voire à confondre l’identité française à une couleur de peau : le basané, le noir quand il n’est pas joueur de foot du PSG ou « délinquant multirécidiviste chevronné » dans l’inconscient collectif n’appartient pas « traditionnellement à la France ». Son identité est sans cesse questionnée.

L’ancien président J.Chirac n’est pas en reste et est touché par ce symptôme gaulois. Lors de sa visite à Bordeaux, fief de Juppé, un jeune homme au teint hâlé s’approche pour le saluer. S’ensuit un questionnaire banal où l’ancien président demande au jeune homme d’où il vient. Ce qui aurait pu être une rencontre prosaïque prend une toute autre tournure, se transformant en une scène d’un racisme ordinaire, usant, agaçant pour ceux qui en sont les victimes quotidiennement. En effet le sympathique personnage lâche avec une certaine bonhommie à son ancien premier ministre : « … à mon avis il n’est pas tout à fait né, natif de… ». Le jeune homme venu prendre la pause avec cet ancien homme d’Etat se retrouve dans une situation où il est renvoyé à une identité, à un pays lointain qu’il ne connait probablement pas ou si peu. Cette situation est d’autant plus dangereuse que ces citoyens français sont issus de la deuxième ou troisième génération.
A l’heure où les utopies et les rêves sont entravés il est impératif de regarder la réalité de la France : une nation multiculturelle. Reste à nos politiciens d’en prendre conscience…

Samia Hathroubi, enseignante.

Mercredi 17 Mars 2010

Commentaires articles

1.Posté par Dalyna le 18/03/2010 11:43
Il est bien écrit ce texte et je partage ton agacement face à une histoire qui se répète, et qui ne semble pas avancer en France, mais plutôt reculer...

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La guerre des boutons

A 30 ans, mon corps oscille allègrement entre la jeunesse et la vieillesse : Acné et cheveux blancs ? Je croyais que c’était incompatible, anachronique même! A l’âge où les gens remarquent leurs premières rides, moi je guette encore les boutons. Je viens tout logiquement vous parler des crèmes sur le marché. J’ai testé pour vous (enfin d’abord pour moi) quelque uns des produits les plus connus : Vichy Normaderm, Ducray Keracnyl, Bioderma Sébium AI et Avène Triacnéal.

La guerre des boutons
Bioderma sébium AI : La gamme bioderma est parfaite pour les peaux sensibles et/ou allergiques. Mais justement, peut-être trop douce pour soigner des imperfections. Douce et légère à l’application. Je n’ai pas vu d’effet sur les boutons, elle est toutefois assez hydratante. Mais ce n’était pas ce que je recherchais !



12/12/2010

Noël solidaire

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Noël solidaire
Cette boule en verre soufflé est peinte de l’intérieur par des artisans, grâce à une ancestrale technique chinoise. Les dessins sont exclusivement élaborés pour l’UNICEF. Elle est livrée dans sa boite cadeau.


Nadia Hathroubi-Safsaf
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