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Les premières années de mariage?
Explications avec Myriam Lakhdar, conseillère conjugale et auteur des deux bandes-dessinées : "il était un fois un homme une femme" et "il se marièrent et eurent beaucoup de SURPRISES".
Pourquoi les premières années de mariage sont-elles si difficiles?
Lorsque l’on quitte le cocon familial pour l’être aimé(e), nous sommes tels deux papillons qui voulons ensemble construire un nouveau foyer, un cocon cette fois conjugal. Le mariage selon moi, ne doit pas être considéré comme un but en soi, mais plutôt comme une étape dans la vie, un tournant, parmi d’autres, pour prendre son envol, et espérer ensemble atteindre le col de la satisfaction divine.
L’édifice de ce nid ouaté nécessite :
- Une clarté sur le pacte fondateur qui nous uni « nous nous aimons ?! » « et qu’est-ce qu’aimer pour chacun d’entre nous ?! », « Quels rôles allons nous jouer l’un pour l’autre ? » « et l’un et l’autre sur cette Terre ?!» « comment envisageons-nous la vie ?! la descendance, la famille, le travail, la spiritualité… »
- Une certaine maturité, une recherche préalable dans la connaissance de soi. En tant que conseillère conjugale, je préconise dans une optique préventive, plutôt que curative cette fois, que cette expédition dans la connaissance de soi, soit entreprise bien avant le mariage. « Homme, qui que tu sois, toi qui as part à la nature humaine, « Prête attention à toi », selon le commandement de Moïse, et connais-toi toi-même. » Cette connaissance de soi, permettra de faire la part des choses dans notre couple, de distinguer les difficultés quotidiennes qui tiendront à nos propres problématiques de vie, à nos limites personnelles (caractère, santé, éducation, principes, cultures, rêves, peurs, besoins…) de celles qui auront une origine extérieure.
- Énormément de patience, celui qui aime transfère largement de ses références personnelles sur l'être aimé : son fonctionnement, sa propre histoire, ses travers s'expriment dans la relation conjugale. Cette relation le renvoie à son éducation, ses angoisses, ses systèmes de défense, ses refoulements, ses fantasmes…
La première année les deux tourtereaux doivent ensemble appréhender cela, et décoller voir arracher, les unes après les autres, les images imaginaires et aliénantes qu’ils avaient du mariage, un peu comme on pèle un artichaut pour en extraire le cœur. Or cette démarche n’est pas facile, elle peut-être douloureuse et peut nécessiter l’aide d’un conseiller conjugal. Le dévoilement et la révélation de l’empreinte digitale de leur couple sera unique, car chaque couple à « un cœur commun » unique.
Pourquoi de plus en plus de maghrébins se lancent-ils dans le mariage sans réelle réflexion?
L’art matrimonial ancestral, a été laissé en friche depuis de trop nombreuses années. Autrefois transmis par nos parents et nos grands-parents, cet apprentissage fut progressivement relégué à l'arrière-plan tandis que la réussite sociale et économique prenait peu à peu le pas sur la vie conjugale et religieuse. Aujourd’hui, les derniers vestiges de cette transmission orale sont malheureusement encombrés de faux repères et teintés de préjugés malsains.
L’éphémère, l’illusoire, le désir et les apparences, est-ce ce qu’il y a de plus important sur cette Terre ? La société dans laquelle nous vivons tente de nous le faire croire. Elle incite une jeunesse musulmane contaminée par le narcissisme ambiant à prendre, consciemment ou inconsciemment, pour modèle ce qui n'est au fond rien de plus qu'un leurre qui appelle à la consommation.
Ces jeunes, et parfois même ces moins jeunes, vivent leur vie sans but réel. Ils consomment puis jettent leur « conjoint kleenex », sans jamais réaliser, ni même initier de projet. Le peu d’ambition qui les habite est encombré d’attentes conjugales irréalistes où les mots « sacrifice », « don de soi », « engagement » n'ont plus aucun sens. Leur propre image les a éblouis ; assistés, déresponsabilisés. Ils ont laissé de vaines revendications les figer dans l'immobilisme.
Avec d’un côté ce vide, ces repères erronés et de l’autre ces anti-valeurs malsaines, comment est-il possible d'espérer une amélioration des conditions de vie maritale de la communauté musulmane? Faut-il accepter que le couple musulman soit de nos jours soumis à la précarité au même titre que l'emploi ?
Faut-il admettre qu'une précarité morale et spirituelle institutionnalisée, devenue la norme, soit dorénavant la première menace qui pèse sur le couple musulman, dont la définition n'est plus que statistique, accablante et conjoncturelle ?
Ou, au contraire, les musulmans doivent-ils tout faire pour montrer qu'en Islam le couple est différent, plus riche, respectueux des aspirations profondes des hommes et des femmes qui s'unissent devant DIEU pour L’adorer et donner le jour à des enfants pour les aimer et les éduquer ?
Le couple en Islam ne devrait-il pas être tel que le rêve – sans d'ailleurs être capable de le réaliser – la « modernité », c’est-à-dire un couple qui respecte l'altérité, accepte l'autre et lui reconnaît sa liberté d'être, dans le juste milieu des responsabilités partagées ?
Le Prophète (pbsl) l'a dit : « Chacun de vous est un berger, et chaque berger est responsable de ses brebis. L’homme est un berger chez lui et est responsable de sa famille. L’épouse est bergère chez elle et elle aussi est responsable de sa famille. »
La société prétend avoir progressé, mais à quel prix ? Jadis, nos aïeuls se mariaient pour assurer leur survie, leur sécurité, leur longévité ; aujourd’hui, les jeunes gens se marient pour connaître l’amour - passion et le bien-être émotionnel. Or, ces besoins affectifs sont beaucoup plus difficiles à obtenir et à conserver sur le long terme, car, par définition, ils sont intermittents et presque toujours asymétriques…
Pourquoi idéalise-t-on son compagnon ou sa campagne avant le mariage?
Chaque fois qu’un homme et une femme se rencontrent sur notre planète Terre, apprennent à se connaître, finissent par s’aimer et vouloir se marier, tous deux ressentent un sentiment intense de plénitude, comme si cet amour réciproque venait remplir et combler tous leurs besoins. Comme s’ils n’avaient plus besoin de rien, ni de personne. Leurs raisons s'entremêlent à leurs corps, comme l'ambre s'allie au musc odorant.
Cet état s’appelle le désir de fusion. C’est un peu comme si, attirés l'un par l'autre, l’un pour l’autre ?!, par une force magnétique, les deux amants - aimants voulaient inconsciemment revenir à l’état Adamique, lorsque Hawa (Eve) faisait partie intégrante de notre Prophète Adam (Paix et bénédiction de Dieu sur eux).
Dans la vie conjugale, cette étape du désir de fusion fait naturellement place à l’étape de la différenciation. C’est comme si les deux amants revivaient symboliquement l’histoire du début de notre Humanité, lorsqu’un jour, à son réveil, Adam* trouva près de lui une femme assise que Dieu venait de créer de sa côte. Il lui demanda : « Qui es-tu ? » Elle répondit : « Une femme. » Il reprit : « Pourquoi as-tu été créée ? » Elle répondit : « Pour te tenir compagnie. » Alors les Anges, voulant mesurer l’étendue du savoir d’Adam*, lui demandèrent : « Quel est son nom, Adam ? » Il répondit : « Eve (Hawa) parce qu’elle a été créée à partir d’une chose vivante. »
Ainsi, à l’image du Prophète Adam*, qui demande à sa compagne « Qui est-elle ? », les deux amants, après avoir voulu et cru pouvoir ne former qu’un seul être, vont s’interroger et s’apercevoir qu’ils ne sont pas l’autre, qu’ils sont différents. Malgré une origine commune et des sentiments tendres, leurs besoins ne sont réellement pas les mêmes : c'est ce qu'ils vont comprendre, parfois à leur dépend.
Comment expliquer le changement de comportement de l'un des 2 époux après le mariage?
Dans mon cabinet, j’invite les époux à parler de leur besoins pour se sentir aimé de l’autre. Cette démarche, permet parfois de mettre en lumière des non-dits, des attentes insatisfaites, des frustrations mutuelles…Car en effet, par manque de verbalisation claire de leurs besoins, par manque de communication conjugale vraie, sage et non-violente, ils arrivent que les conjoints, finissent par paraître aux yeux de l’autre « changé ». Ce changement EST parfois un SOS, comme une bouteille jetée à l’eau, dans laquelle sur un bout de papier figure le message suivant : « je ne suis pas heureux (se) de la situation que nous vivons, je te le fais payer par mon changement d’attitude à ton égard…Je n’ai pas pu te le dire autrement, car tout dans ton attitude envers moi m’en empêchait…»
Ou paradoxalement ce qui peut paraître aux yeux de l’époux ou de l’épouse comme un changement n’est autre qu’une meilleure connaissance de l’autre…Qu’elle nous plaise ou non !
Myriam Lakhdar organise une "Aide et formation à l'entretien en vue d'un mariage"
"Cette formation à l'entretien en vue d'un mariage (mouqabala) est issue d'une réflexion sur ma pratique de conseillère conjugale et formatrice en développement personnel, j'ai ainsi voulu prévenir, plutôt que de seulement guérir" les maladies d'amour" ( ou mal-à-dire d'amour). J'ai donc repéré quels moyens et quelles attitudes, l'on pouvait adapter et adopter, en situation d'entretien face à face et/ou téléphonique, pour permettre aux prétendants au mariage, d'augmenter leurs potentialités d'écoute, de communication et de bonne compréhension d'autrui...Ce travail vise à mieux comprendre, les possibilités et les pièges de la communication dans une situation si personnelle... La démarche proposée au cours de ces formations débouche sur une reconnaissance de soi à travers la connaissance de l'autre..."
La prochaine aura lieu le samedi 1er Mars au cabinet de 14h à 17h30
Les places sont limitées à 8 personnes sur inscription, tarifs 35 euros
Renseignements et inscription au 06 50 41 11 04
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La guerre des boutons
A 30 ans, mon corps oscille allègrement entre la jeunesse et la vieillesse : Acné et cheveux blancs ? Je croyais que c’était incompatible, anachronique même! A l’âge où les gens remarquent leurs premières rides, moi je guette encore les boutons. Je viens tout logiquement vous parler des crèmes sur le marché. J’ai testé pour vous (enfin d’abord pour moi) quelque uns des produits les plus connus : Vichy Normaderm, Ducray Keracnyl, Bioderma Sébium AI et Avène Triacnéal.
Bioderma sébium AI : La gamme bioderma est parfaite pour les peaux sensibles et/ou allergiques. Mais justement, peut-être trop douce pour soigner des imperfections. Douce et légère à l’application. Je n’ai pas vu d’effet sur les boutons, elle est toutefois assez hydratante. Mais ce n’était pas ce que je recherchais !
12/12/2010
Noël solidaire
A l’occasion des fêtes de fin d'année, faites un geste solidaire et généreux en décorant votre sapin avec la boule de Noël de la nouvelle collection Unicef.
Cette boule en verre soufflé est peinte de l’intérieur par des artisans, grâce à une ancestrale technique chinoise. Les dessins sont exclusivement élaborés pour l’UNICEF. Elle est livrée dans sa boite cadeau.
Nadia Hathroubi-Safsaf
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