MBS, le groupe de rap brise le silence

Le rap, musique de contestation par excellence, ne connaît pas les frontières. En Algérie, il suscite de nombreuses vocations, mais un groupe sort vraiment du lot, MBS, micro brise le silence.
Découverts en France en novembre 1998 pendant le concert « l’Algérie à Paris » auquel ils participaient avec cheb Mami, Khaled, les membres de MBS n’ont cessé de dénoncer les excès et les faiblesses du régime algérien. Avec des textes explicites et un mélange d’arabe et français, ils ont su conquérir leur public.
Composé, d’une femme Aldjra et de quatre hommes, Mohand, Rabah, Redouane, Yassine, le groupe est le porte-voix d’une jeunesse révoltée.
Rencontre avec Rabah, un des rappeurs.



MBS, le groupe de rap brise le silence
Comment s’est crée le groupe ? Pouvez-vous, nous présenter les membres ?

Le groupe vient d’Algérie, il est essentiellement composé de jeunes du même quartier à Alger. En fait, Redouane et yassine sont cousins et Mohand était avec eux au lycée, donc au départ, c’est plutôt un noyau de trois. Moi, je faisais du rap dans un autre groupe, les R’boys. On s’est rencontré à la sortie du lycée vers 1993. Tout ne c’est pas fait tout de suite, je voulais passer mon bac alors j’ai donné mon cahier sur lequel j’écrivais mes textes et ils en ont pris un bout. La deuxième fois, je suis allé avec eux en studio. Le groupe s’est crée en 1994.
Redouane, Mohand et moi, nous écrivons. Yassine s’occupe de la musique et Aldjra chante les chœurs, les refrains, les couplets. Pendant les tournées, DJ Alez nous rejoint. Tout le groupe vit en France sauf Yassine.


Pourquoi le rap ? Vouliez-vous déjà dénoncer les travers du régime algérien ?

On avait 16-17 ans, c’était la période noire du terrorisme. Nous, tout ce qu’on voulait c’était continuer à vivre, on regardait les chaînes occidentales grâce à la parabole et on imitait les rappeurs américains. C’était vraiment pour s’amuser au départ, puis les choses se sont accélérées.

C’est à dire ? Vous avez été remarqué ?
En fait, on avait réussi à convaincre un label de nous laisser enregistrer, on avait quatre jours. Le dernier jour, on a rencontré Cherif Aflah (décédé) qui nous a pris sous son aile. Il a payé 6000 dinars pour les 4 jours d’enregistrements et pour que le label nous laisse partir. On a discuté et pris le temps. Il nous a promis des clips, des affiches sur les bus, on y croyait et pourtant il l’a fait 
On a vendu 100 000 cassettes en Algérie de « Ouled el Bahdja. »
C’est notre premier album puis six mois après, on a sorti « Aouama. »
En concert à Paris, un homme est venu nous voir, c’était Pierre Papin Ramborde, de chez Universal. On a signé.

Aujourd’hui, vous en êtes où ?

On se prend pas la tête, on court pas les labels, on laisse faire notre manager. On a décidé de sortir notre prochain album en auto-production. On est plus libre et on travaille entre nous.

La réussite de Khalifa, puis sa descente aux enfers, cela vous inspire quoi ?

Cela m’a inspiré les paroles d’une chanson parce qu’on voyait Khalifa partout, les banques, la télévision, les avions et dans le même temps il y avait des travaux dans Alger, tout était repeint en blanc et bleu, les couleurs de Khalifa. On avait l’impression qu’il avait acheté la ville.
En rap, cela donne ça : Avec notre argent, ils ont acheté la ville et ils l’ont peinte en bleu et blanc. D’où sort tout ça Khalifa ?
Tu t’en remets à Dieu face au miracle.
Et toi tu viens me voir les mains vides, tu me fais pitié.


Justement en parlant d’inspiration, quels sont les thèmes que vous abordez dans vos textes et comment trouvez-vous l’inspiration ?

On parle de notre vécu, de notre expérience on cherche à mettre de la consistance dans nos textes. On critique le système éducatif, le service militaire, le massacre de la population civile. On chante tout ce qui se dit dans la rue. On parle de l’Algérie d’aujourd’hui sans concessions.


Vous qui avez des textes très engagés sur la corruption, le terrorisme et l’Algérie des généraux, que signifie pour vous l’Année de l’Algérie en France ?

J’ai l’impression que c’est une réhabilitation de l’Algérie, j’assiste en tant que spectateur aux spectacles mais ils peuvent courir pour le label. Ils veulent nous récupérer ici mais là-bas ils nous mettent des bâtons dans les roues pendant les concerts.
On parle de l’Algérie, artistiquement, culturellement, c’est un choix positif de montrer autre chose mais il faut arrêter de croire qu’il n’y a plus de terrorisme. C’est simplement moins médiatisé, par la volonté de l’Etat.


Propos recueillis par Nadia Hathroubi-Safsaf

Jeudi 25 Mai 2006

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La guerre des boutons

A 30 ans, mon corps oscille allègrement entre la jeunesse et la vieillesse : Acné et cheveux blancs ? Je croyais que c’était incompatible, anachronique même! A l’âge où les gens remarquent leurs premières rides, moi je guette encore les boutons. Je viens tout logiquement vous parler des crèmes sur le marché. J’ai testé pour vous (enfin d’abord pour moi) quelque uns des produits les plus connus : Vichy Normaderm, Ducray Keracnyl, Bioderma Sébium AI et Avène Triacnéal.

La guerre des boutons
Bioderma sébium AI : La gamme bioderma est parfaite pour les peaux sensibles et/ou allergiques. Mais justement, peut-être trop douce pour soigner des imperfections. Douce et légère à l’application. Je n’ai pas vu d’effet sur les boutons, elle est toutefois assez hydratante. Mais ce n’était pas ce que je recherchais !



12/12/2010

Noël solidaire

A l’occasion des fêtes de fin d'année, faites un geste solidaire et généreux en décorant votre sapin avec la boule de Noël de la nouvelle collection Unicef.

Noël solidaire
Cette boule en verre soufflé est peinte de l’intérieur par des artisans, grâce à une ancestrale technique chinoise. Les dessins sont exclusivement élaborés pour l’UNICEF. Elle est livrée dans sa boite cadeau.


Nadia Hathroubi-Safsaf
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