Palestinian innamoramentoJeudi 15 avril, mon réveil sonne et il n’est que 6h30 du matin. C’est dur, très dur mais mon rendez-vous en vaut bien la peine car aujourd’hui, je vais lui prouver la force de mon amour alors je laisse tomber le rituel du « encore 5 min » et je file me préparer.
Tout en buvant mon café, je n’ose y croire, ce jour est enfin arrivé – trop tôt, pas assez – que de questions. Enfin prête, je file au lieu du rendez-vous à quelques pas de chez moi et entrant dans cette salle, pleine de personnes aussi motivées que moi, il est là, devant moi, fier et beau. Mes yeux ne peuvent se détacher de lui, je n’ose par excès d’amour ou de pudeur l’effleurer tendrement. L’ordre est lancé de se mettre en route et là je ne tiens plus, je me penche vers lui et le saisis avec force, je le tiens dans mes bras et lui susurre qu’il en vaut la peine et que je l’aime, ce grand et majestueux drapeau palestinien.
Cependant, je ne l’accompagnerai pas alors qu’il s’apprête à recouvrir l’Arc de Triomphe et à régner en maître, l’espace d’un instant sur Paris. Je préfère embarquer sur une péniche en compagnie d’autres amants de la cause afin de faire entendre ma voix au gratin de la collaboration avec Israël. Quel grand moment ! Nous avons réussi à un peu plus de 40 à perturber la cérémonie d’inauguration de l’esplanade Ben Gourion. Victoire, le groupe est satisfait car notre mission est un succès. Nos cœurs sont gonflés de bonheur et rien ne peut tarir notre joie même lorsque nous nous retrouvons arrêtés par la police et placés dans un camion afin d’être emmenés au commissariat du 11ème arrondissement parisien pour un contrôle d’identité. Nous continuons de chanter, de rire et de scander « Palestine vivra ! Palestine vaincra ! ». C’est la première fois que je me retrouve arrêtée et emmenée au poste. En cours de route, j’envoie des texto à mes amis afin de les informer de ce qui se passe. Certains sont militants et n’ont pu être présents alors je partage avec eux ma joie et tous les instants que je vis intensément, d’autres sont journalistes et je souhaite qu’ils se fassent le relais de ce qui se passe. Je ne suis pas inquiète car nous n’avons rien fait de mal, nous avons juste usé de notre liberté d’expression. Enfin au poste. Je descends du car et je rejoins le groupe placé dans la fraicheur du parking du commissariat. On me place derrière une sorte d’enclos aménagé avec de petites barricades branlantes par endroit et là je ris aux larmes car sans nous être concertés, les filles séparées des garçons, nous nous lançons dans un concours de bêlement. Puis je suis emmenée avec 4 autres filles du groupe dans les locaux du commissariat pour une identification. Un remake d’ « Usual suspects » s’ensuit. Je refuse d’être prise en photo et ne me démonte pas quand l’officier qui me fait face me demande d’assumer mes actes et là, ne tenant plus, je lui réponds : « J’assume mes actes et mon action et, je vous demande de respecter l’exercice de mon droit à ne pas être prise en photo ». L’une des filles sera retenue et placée avec 4 autres membres du groupe en garde à vue sous un motif bidon. Après moins de 4 heures, ils seront libérés car l’action du matin ne nous a pas fatigués au point de nous empêcher de retourner devant le commissariat en question pour demander que nos amis soient libérés au plus vite. Si cette mise en garde à vue avait pour but de nous effrayer et/ou de nous dissuader de refaire ce type d’action, hélas dirai-je pour les forces de l’ordre, nous sommes toujours aussi motivés et dénoncerons toutes actions que nous ne jugerons pas légitimes et conformes au droit international, tout acte contraire à la dignité du peuple palestinien, toutes récompenses ou reconnaissances offertes à des criminels et à leurs complices. Quand on aime, on ne compte pas et nous en avons donné la preuve en ce jeudi 15 avril matin. Nora Missaoui Vendredi 23 Avril 2010
Commentaires articles
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
La guerre des boutonsA 30 ans, mon corps oscille allègrement entre la jeunesse et la vieillesse : Acné et cheveux blancs ? Je croyais que c’était incompatible, anachronique même! A l’âge où les gens remarquent leurs premières rides, moi je guette encore les boutons. Je viens tout logiquement vous parler des crèmes sur le marché. J’ai testé pour vous (enfin d’abord pour moi) quelque uns des produits les plus connus : Vichy Normaderm, Ducray Keracnyl, Bioderma Sébium AI et Avène Triacnéal.
Bioderma sébium AI : La gamme bioderma est parfaite pour les peaux sensibles et/ou allergiques. Mais justement, peut-être trop douce pour soigner des imperfections. Douce et légère à l’application. Je n’ai pas vu d’effet sur les boutons, elle est toutefois assez hydratante. Mais ce n’était pas ce que je recherchais !
12/12/2010
Noël solidaireA l’occasion des fêtes de fin d'année, faites un geste solidaire et généreux en décorant votre sapin avec la boule de Noël de la nouvelle collection Unicef.
Cette boule en verre soufflé est peinte de l’intérieur par des artisans, grâce à une ancestrale technique chinoise. Les dessins sont exclusivement élaborés pour l’UNICEF. Elle est livrée dans sa boite cadeau.
Nadia Hathroubi-Safsaf
Sondage
|
|




Le remaniement ministériel fait un mort et une blessée en banlieue !